19 aoû 2011 - Gamescom 2011 : PES2012 analysé par les Wapiens

PREVIEW PES 2012 par carlo[pits]

Jeudi 18 Aout 11,

Nous arrivons à Cologne sur le coup des 11h et constatons une foule dantesque !

Il y a beaucoup plus de monde que les années précédentes, c'est quasiment impraticable mais notre envie de découvrir le nouveau bébé de KONAMI est plus forte que la horde teutonne présente en ce jour ensoleillé.

Ma petite introduction inintéressante maintenant terminée, je peux vous parler de PES 2012.

Nous avons eu droit à une borne XBOX360 en français, nous avons d’ailleurs quelques vidéos que je mettrai en ligne dès que possible.

On attaque les menus qui sont sensiblement identiques à PES 2011, hormis les arrières plans animés qui sont du plus bel effet. Il n'y a cependant pas besoin d’en faire des tonnes, l’intérêt n’est pas la.

Place au gameplay !

PES a changé !! PES redevient intéressant et digne d’intérêt pour moi qui suis parti, comme beaucoup le savent, du coté obscur de la force, n’en déplaise à TheIrfan38 (Joke inside) ;)

PES bénéficie cette année d’un vrai 360° avec une souplesse dans le jeu qui est très appréciable. Ce coté très angulaire a quasiment disparu à l'exception bien évidemment des courses R1 qui restent peu poussées du fait d'animations de sprint toujours en manque d’inspiration.

J’ai tout de même noté des passes réussies d’un angle impossible - défaut présent aussi chez la concurrence - qui semblent être le mal de cette génération. On peut se sortir assez facilement d’une situation compliquée par une passe à 180 degrés… pas top pour l’immersion et le réalisme… mais comme dirait… un mec "de l’autre coté c’est pareil".

Le jeu renoue avec la réactivité mais pas trop. Les mouvements tels que les coups de reins ou les changements de direction rapide s’enchainent aisément (parfois trop) et il faut être défensivement très prudent et éviter de se jeter à l’emporte pièce pour contrer efficacement une attaque de ce type. Heureusement, l’inertie est toujours assez présente pour éviter trop d’abus. Je pense tout de même que ces coups de reins seront une arme fatale sur le long terme car ils sont, il faut l'avouer, très efficaces et les anticiper n’étant pas toujours chose aisée.

Cela peut être compliqué face à un attaquant skillé tel que Ronaldo ou Messi mais ça reste dans le domaine du possible ; garder ses appuis, défendre à reculons et être patient, ça marche pas mal avec un peu de précision dans l’acte.

PES récupère l’essentiel qu’il avait perdu de mon point de vue : sa profondeur et la marge de progression qu’il nous propose.

On ne peut le maitriser complètement en quelques parties. Ce sentiment prédomine clairement après un match ou deux mais est très plaisant et j'en ai redemandé.


On constate que PES 2012 peut être soit très chiant soit à la limite du jouissif par moments.

Mettez 2 joueurs qui maitrisent un minimum le jeu, qui savent temporiser et jouer intelligemment : vous aurez un jeu passionnant à jouer et/ou à regarder.

A l’inverse avec 2 joueurs (ce que nous avons vu pendant notre temps d’attente) qui ne passent que vers l’avant et ne se soucient guère de la défense : vous aurez un match imbuvable digne des vidéos vues jusqu’à présent.

Dans cet épisode le noob se fera défoncer par un joueur skillé, la chance n’aura que très rarement son mot à dire.

PES 2012 est assez équilibré. Les attaquants ne prennent pas le dessus facilement à condition que votre défense soit disciplinée et même une fois passés un retour à l’arrache du défenseur est monnaie courante mais ne vous faites pas d’illusions un Messi, un Ronaldo ou un Toifilou Maoul… non pas lui, seront irrattrapables d’où l’intérêt de défendre debout. Les appels de balle variés apportent beaucoup dans le jeu et donnent réellement cette possibilité de créer le surnombre.

Je note un arbitrage parfait ! L’avantage est laissé, les bonnes fautes sont sifflées, je n’ai pas râlé une seule fois après l’arbitre car il prend les bonnes décisions.

Au rayon des petites choses sympas, les joueurs réclament un penalty lors d une intervention rugueuse et ce alors que l’arbitre laisse le jeu se dérouler, les touches rapides sont présentes sans coupure, les joueurs sont plus vivants de même que les alentours du terrain (photographes, caméramans, stewards, entraineurs), ce qui donne une plus-value visuelle incontestable.

Alors évidemment, ce jeu est loin d’être parfait - j’ai déjà parlé des passes irréalistes par moments - on notera :

- Des animations en évolution mais toujours en deçà des espérances avec des links manquants bien qu’il y ait une évolution. Je me réserve le droit d’être tolérant à ce sujet car on note un gros boulot d’effectué tout de même et cela redevient au moins crédible donc il faut, je pense, savoir rester logique dans ce que l’on dit.

- Au rang de la plus grosse déception, au point de très bien pouvoir ruiner tout l’intérêt du jeu, se trouvent des gardiens catastrophiques, malheureusement bien souvent à coté de la plaque. Ceci restera mon plus gros point noir. Entre les lobs sur des frappes de 30m sans danger apparent, les sorties dans les pieds de leurs défenseurs et les éternels gants en peau de pêche, bref la totale, on ne peut que très rarement faire confiance à son portier, trop rarement convaincant ; carton rouge pour ma part. Merde quoi ! Ça me met en quasi-rage tellement le reste est au niveau de ce que l’on est en droit d’attendre. J’en rajoute peut être un peu, vous vous ferez rapidement votre idée.

Au final PES 2012 sait se faire apprécier - en tout cas je l’ai apprécié - le retour aux sources incontestable (vous retrouverez des situations semblables à PES old gen) combiné avec l’apport d’une fluidité nouvelle pour un PES en font un épisode très agréable, assez abouti.

Une surprise inattendue, un plaisir retrouvé, un jeu certes pas parfait en grande partie à cause de ces gardiens complétement fucked up sur certaines phases mais un bon PES, c’est certain !

Mesdames et messieurs, mes respects !

Carlo


PES 2012 GAMESCON carlo (LOSC) vs platine (Rennes) 2 eme mi temps Wearepes.com


PREVIEW PES 2012 par Boillzz

De retour de Cologne lesté de Wurtz, bières et autres produits locaux , il est temps pour moi de m’attaquer a un léger compte rendu de PES 2012.

Autant le dire de suite , les conditions n’auront pas été idéales : chaleur étouffante et moite , stands surblindés et attente démultipliée par rapports aux éditions précédentes.  Pour finir de poser le décor, mon dernier saignage en règle d’un  PES  remonte a PES 2010  et m’adonnant allégrement ces temps-ci  à FIFA, je n’aurai certainement pas un avis aussi pointu et avisé que mes camarades.

Ma première impression sur ce PES est plutôt bonne : le jeu est plus fluide et abouti que PES 2011. De nombreuses animations ont étés rajoutées et rajoutent un certain cachet. De fait, « globalement » le jeu est plaisant a regarder. Car dans le détail, ce n’est pas forcément vrai. On retrouve ainsi les courses robotiques et les animations saccadées qui piquent les yeux. Des links d’animations manquent toujours entre certains gestes et peuvent parfois donner des rendus hasardeux. Toutefois, un réel progrès a été accompli depuis PES 2011 et ces quelques problèmes sont beaucoup moins rédhibitoires à mes yeux.
 
Comme déjà constaté par Fays, et à mon grand plaisir, on notera un retour des contrôles R1 longs et R2 orientés qui permettent d’accélérer ou de temporiser le jeu, au choix . (Note pour KaLeXo : le contrôle R2 + R1 ne fait  pas, lui, son retour).

Somme toute, le rythme du jeu est plutôt agréable. Le jeu de passe est correct dans l’ensemble, même si on voit encore des passes laser… ou des trajectoires difficiles trop facilement trouvées (angles surréalistes). On constate encore beaucoup trop de passes en inadéquation avec l’animation... mais ça on l’avait déjà vu dans les premiers vidéos diffusées. La physique de balle sur les passes l1 triangle a légèrement changé. Elle est  plutôt agréable à regarder et apporte un plus sur les appels en profondeur. On notera toujours ce manque d’engagement et ces duels aériens figés au cœur du terrain qui laissent penser qu’il reste un bout de chemin à parcourir sur la gestion des duels en général.

Il y deux gros problèmes constatés dans cette démo avec premièrement la réactivité des joueurs que l’on vient de sélectionner. J’ai encore une grosse impression d’être sur des rails et d’avoir des joueurs qui continuent leur course malgré une bonne dose de super cancel . On a par exemple parfois l’impression de ne pouvoir capter un ballon proche, ce qui s’est avéré problématique, par exemple, sur la défense des l1 triangle. Bref,  Je n’ai pas toujours l’impression de contrôler totalement mes joueurs sans ballon et j’ai trouvé ça plutôt frustrant. Le deuxième gros point noir est le gardien, ceux-ci se sont montrés à la rue sur des frappes qu’il auraient du arrêter, ou du moins boxer, sans parler d’un placement approximatif (sur une dizaine de match regardés, on a du voir 3 fois les gardiens se faire lober sur des frappes anodines des 30 mètres).  

Alors au final , ces quelques matchs disputés ne sont pas suffisants pour me forger un avis définitif et les quelques point évoqués me font légèrement tiquer mais ce qui compte vraiment est le plaisir éprouvé et non une accumulation de points négatifs ou positifs. Les matchs que j’ai disputés ont donc été plutôt agréables, voire même pas déplaisants, mais il n’y avait rien non plus qui me fasse sauter au plafond. PES 2012 semble corriger en partie ce qui me déplaisait dans PES 2011 mais je retrouve encore des reliquats des mauvais épisodes HD qui ternissent mon expérience .

 La différence majeure entre mon ressenti post-Gamescom 2010 et 2011 est que je trouve maintenant une réelle cohérence entre le ressenti visuel et le ressenti manette alors que l’année dernière si je trouvais le jeu plaisant à regarder, manette en main mes sensations étaient vraiment mauvaises.

Pour finir, n’ayant pas pu véritablement essayer les nouveautés (appel de balle manuel / nouveau système de défense), j’attendrai d’avoir une vue plus étendue du jeu pour savoir quoi  penser véritablement du jeu, mais je pars de Cologne avec un brin d’optimisme 

Bien a vous , B.

PES 2012 Gamescom Gameplay


PREVIEW PES 2012 par EFFO

De retour de Köln
Ce fut ma première découverte du salon : grand et impressionnant mais beaucoup trop de monde (Carlo m’a même supplié de me mettre dans la queue de 5h de Battlefield à sa place…)
Bref assez de détails du salon, parlons de ce PES version 2012 :

Cette version de Démo est vraiment plaisante  pour moi ayant joué souvent à PES 2011 contrairement à Carlo et à Boillz)

Par rapport à Pes 2011 :
On retrouve le vrai 360 degrés, les passes plus réactives, le physique de la balle encore plus joli à voir, les animations un peu améliorées (mais ça reste aussi toujours un défaut) , les dribbles plus fluides, le retour des contrôles R1 et R2, les collisions de joueurs et l’arbitrage réussi…

Les grands stars de ce PES ne sont pas les attaquant mais les défenseurs : ils ne regardent plus passer les ballons en profondeur, ne lâchent pas les attaquant (même les « Cyborgs » Ronaldo ou Messi) et on sent aussi l’énorme soutien des latéraux sur les cotés. De plus, les centraux montent mais attention à la perte de balle car ça risque de donner un joli contre).
 
Ce que j’apprécie le plus dans ce PES : c’est la bataille de milieu de terrain qui nous a conduit, par exemple, à la statistique de 0 tir chacun en une mi-temps contre Boillzz.

Il y a quand même les petits défauts PES 2011 comme la réactivité quand on voulait sélectionner le joueurs, les courses robotisées, la reprise de volée à 30 mètres mais on a l’habitude depuis quelques années … 


Le gros point noir est le gardien :
Quand on tire de 30 mètres on a plus de chance de marquer soit entre les jambes soit parce que le gardien est à 3 mètres du but.
A l’inverse, ils font de très bons arrêts en face à face, bizarre bizarre,
On espère fort que Konami corrigera ce défaut de gardien perdu face à des tirs lointains ou sur des ballons faciles.

Conclusion de ce court résumé :  Ce Pes est en évolution et j’espère qu’il continuera sur ce bon chemin …

Je passe le relais à Platine qui doit finir sa pause pipi ….

PES 2012 GAMESCON carlo (LOSC) vs platine (Rennes) 1 ere mi temps wearepes.com


PREVIEW PES 2012 par Platine

Bon, après une journée épuisante avec une Gamescom surchargée, des allemands fous du volant  et après avoir entendu les avis de mes partenaires dans la voiture, ça ne va pas être commode de vous donner un avis construit et complet, surtout vu l'heure et la fatigue ... mais on va tenter tout de même !!

Premier contact visuel sur les bornes alors squattées par nos amis teutons. Pas de grosse surprise, le jeu n’a visuellement pas beaucoup changé : il est toujours aussi beau, les visages des joueurs sont superbes. Par contre on note très vite de nouvelles animations en dehors du terrain avec les photographes qui suivent les joueurs ou la caméra qui suit l’action derrière le but.

Mais pad en main, on se rend compte que si la forme a peu évolué, le fond lui n‘a plus rien à voir. Pour avoir pas mal joué à PES 2011, les différences dès les premiers pas effectués sur la pelouse virtuelle de cette version 2012 sont flagrantes. Là où la version 2011 était frustrante, pas toujours (c’est un euphémisme) très logique, ce nouveau PES fixe clairement de nouvelles règles et donc de nouveaux repères, bien plus logiques et cohérents.

D’abord la vitesse de jeu semble avoir été par défaut ralentie et c’est d’emblée la 1ère chose qui m’a frappé. Le contrôle même des joueurs n’est plus le même avec un vrai 360 degré.

D’ailleurs les dribles passent beaucoup mieux et ce même dans les petits périmètres.

De nombreuses animations ont été ajoutées, c’est indéniable. Les défenseurs repoussent désormais les ballons chauds de multiples façons, il y a plus de liens entre les anims … mais pas encore assez pour que tout soit parfaitement fluide. Les courses rapides R1 semblent encore et toujours robotiques.

Vient ensuite le jeu de passe et là encore, en auto je précise (on n’a pas trouvé le moyen d’en changer), les changements sont flagrants. Les passes lasers sont beaucoup, beaucoup plus rares et à l’inverse nombreuses sont les passes sous pression qui atterrissent directement dans les pieds … de l’adversaire. Aucun syndrome « ping- pong  passing » à déplorer en tout cas dans les 3 matchs joués ni dans la dizaine observée.
Il faudra réapprendre à doser les passes en profondeur avec triangle, loin d’être évident à appréhender en 3 matchs.
Les frappes aussi sont à surveiller, la jauge a été revue et donne donc lieu à quelques surprises (désagréables pour ma part car n’ayant pas marqué un but en 3 rencontres !).


Concernant l’IA, il est clair que les Top Teams et les plus petites équipes n’ont clairement pas la même façon de se comporter. On peut noter que le Real / le Barça / le Milan AC etc. voient un bloc monter très vite pour soutenir une attaque. Ce n’est pas le cas forcément avec Rennes ou Lille où il faut bien plus temporiser pour construire une attaque. Les appels de balle sont très nombreux, les latéraux montent et ça c’est la révolution par rapport à la version 2011.
J’allais oublié : en défense, il faut surtout éviter de se jeter et mettre la config sur semi-auto !! (en curseur automatique, c’est une horreur, soyons clair). Il faut donc temporiser, gêner l’adversaire et jouer sur l’occupation des espaces et sur l’anticipation.

L’arbitrage est juste parfait : entre avantages bien gérés, retour à la faute, cartons jaunes, l’homme en noir est vraiment excellent.

Reste bien entendu le point noir de cette démo, les gardiens : aussi bons qu’ils peuvent être mauvais. En l’espace de 10 secondes, un Casillas sort deux ballons très chauds, le 1er sur une sortie dans les pieds, le second sur une belle frappe aux 18 mètres. Corner à suivre sur lequel le Barça donne le ballon au 1er poteau aux défenseurs du Real … oui mais Casillas sort, bouscule ses deux défenseurs, le ballon revient dans les pieds du Barça et finit au fond des filets après être passé entre le gardien (perdu pour le coup) et le poteau. Konami, Seabass, il est temps de voir comment réagissent de vrais gardiens car ça fait vraiment tâche par rapport au reste.

Parce que le reste semble quand-même très positif. Il y a une réelle évolution, Konami a fait un énorme travail depuis la version 2011 et il faut le souligner. Nous avons tous pris un réel plaisir à disputer nos matchs même si nous restons sur notre faim. En effet, la marge de progression et de maîtrise de cet opus semble énorme. Comme Carlo, j’ai pris beaucoup de plaisir avec ce PES 2012 et à n’en pas douter, c’est un bon PES … même si seule la pratique à long terme nous dira s’il s’agit là d’un très bon PES !!

Platine



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